At last !

Cette fois, ça y est !
Après avoir conçu et géré des sites Web pour d’autres, je me suis décidé à créer « le-mien-à-moi-tout-seul-qui-m’appartient-en-propre »…
Rien de bien extraordinaire, me direz-vous ; vous n’aurez pas tort. À l’ère du Web 2.0, qui ne possède sa page, son blog, qui ne s’expose, ne se répand sur la Toile ?
Un dicton prétend que « les cordonniers sont les moins bien chaussés ». Cela semble vrai aussi pour certains Webmasters !
Je zone sur le Réseau depuis de nombreuses années (coup de vieux, là !), mais je me suis toujours dissimulé derrière une façade plus ou moins anonyme – un site tiers, un pseudo…
Je n’ai jamais exposé mon identité directement jusqu’à ce jour. Timidité ? Discrétion motivée par une paranoïa sécuritaire ?
Rien de tout cela en fait (bien que l’aspect sécuritaire m’interpelle). En réalité, je ne voyais aucun intérêt à m’exposer, à me « donner en spectacle » dirais-je même. À l’heure où le nombre des abonnés aux réseaux sociaux augmentait de manière exponentielle, je restais sur mon « quant à soi ». Paradoxalement, je m’y suis mis (aux réseaux sociaux) au moment où un nombre croissant de personnes quittait la blogosphère.

(N.B.: « quittait » n’est pas une erreur, mais bien la conjugaison correcte ; c’est le nombre croissant qui quittait et non les personnes – petit cours de grammaire pour les kikoulol* ; désolé pour eux, mais ma manière de rédiger est plus littéraire que leur sociolecte)

Il est vrai que l’attrait de la nouveauté passé, et les interrogations relatives à la vie privée aidant, un certain écrémage se profile – oh, une défection pas bien massive mais non sans signification. Donc, je m’y suis mis, pour des raisons essentiellement pratiques, partant aussi du point de vue que si le système passait finalement de mode il deviendrait plus fréquentable (naïveté de vieux misanthrope). Toutefois, ne cherchez pas mon nom sur les « fesses du bouc » ! J’y sévis sous un pseudo ; chassez le naturel…
Tout cela pour dire que (roulement de tambours) c’est bien aujourd’hui la première fois que j’apparais ouvertement sur le Net.
Bas les masques !
Néanmoins, ne comptez pas sur moi pour me compromettre en dissertations oiseuses sur mes dernières vacances dans le Sud de l’Espagne ravagée par la crise économique. Ce site personnel est une vitrine professionnelle, et non une scène impudique. Ne mélangeons pas les genres…

À bientôt, ici même ou AFK**,

*kikoulol/kikoolol = désigne une personne s’exprimant exclusivement en langage SMS et parsemant systématiquement ses moindres interventions sur les réseaux sociaux de kyrielles de « kikou » et de « lol » en chapelets (d’après « kikou/kikoo », formule de salutation et « lol », « laughing out loud » – je ris à gorge déployée -, ou « lots of laughs » – beaucoup de rires -; l’équivalent francophone est « mdr », pour « mort de rire ») ; le terme kikoulol est évidement péjoratif et stigmatise l’immaturité de la personne ainsi qualifiée ; le kikoulol est souvent considéré comme un troll, c’est-à-dire… Oh, et puis consultez donc l’article sur les termes d’argot Internet dans Wikipédia !
**AFK = Away From Keyboard – d’aucuns disent IRL (In Real Life), mais la vie sur la Toile est-elle moins réelle que la vie loin du clavier ?